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Bienvenue sur le site Internet d’Essonne Nature Environnement

Fondée en 1973 sous le nom de l’Union Départementale des Associations de Défense de la Nature en Essonne (UDADNE), la fédération Essonne Nature Environnement regroupe la quasi totalité des associations environnementales locales afin de mieux se faire entendre des différentes institutions départementales et régionales.
Vous trouverez dans les pages qui suivent une multitude d’articles sur des sujets aussi variés que les déchets, l’eau, l’environnement, la forêt, les installations classées, les nuisances sous toutes leurs formes, notamment aériennes, et l’urbanisme.
 

Bonne lecture

Dernière mise à jour le 14 novembre 2018


L’actualité de la fédération

L’Essonne et l’eau

Domaine départemental de Montauger à Lisses

Domaine départemental de Montauger à Lisses

Essonne Nature Environnement organise le samedi 24 novembre au domaine départemental de Montauger à Lisses, une journée des présidents placée sous le thème de l’eau tel que nous en avions dessiné les contours lors de notre assemblée générale du 24 mars 2018.

A cette occasion, nous pourrons notamment assister à l’intervention de Martin Arnould d’European Rivers Network qui est une ONG engagée dans la préservation et la gestion durable des fleuves, des rivières et de la ressource en eau.

A l’issue de cette journée, la fédération compte sur ses associations adhérentes pour entreprendre la réalisation d’un nouvel ouvrage consacré cette fois ci à « l’eau sous toutes ses formes ».

Nous vous attendons nombreux. Télécharger l’invitation


Vers la transition énergétique : des projets et des actions pour l’Île-de-France

Au moment où la transition énergétique devient une exigence sociétale vitale pour la planète et le bien-être des citoyens et que des événements récents tels que des inondations récurrentes et des canicules nous rappellent à l’ordre, FNE Ile-de-France ouvre le débat. Inscrivez-vous!

Transition_Ecolo


INRA : Bressonvilliers doit rester une ferme!

L’entrée du site de l’INRA : l’ancienne ferme de Bressonvilliers avec sa cours pavée

L’entrée du site de l’INRA : l’ancienne ferme de Bressonvilliers avec sa cours pavée

On frôle la pénurie dans l’alimentation Bio, les consommateurs en redemandent, la croissance est explosive. La région IDF est à la traine en matière d’agriculture bio. Aussi, le Pacte Agricole Régional (doté de 150 Millions d’euros) affiche l’ambition de parvenir à 25% de surfaces agricoles en bio d’ici 2030 contre 2% en 2015.

Rappelons le contexte  actuel de l’agriculture biologique :

Selon les projections économiques récentes le secteur de l’agriculture et de la distribution biologique  connaissent une croissance  très forte depuis plusieurs années et qui doit se poursuivre. En 2016, la valeur des achats de produits « BIO » a été estimée à 7,147 milliards d’euros, en croissance de 20%.

En 2016, l’activité biologique, employait  près de 118 000 salariés, avec une croissance moyenne de 8,4% par an depuis 4 ans. Elle  crée donc plus d’emplois que l’agriculture conventionnelle, omniprésente en Essonne.

  • selon une étude réalisée pour le Conseil Régional d’Ile-de-France, 82% des Franciliens se disent prêts à payer un peu plus cher pour privilégier la qualité et avoir une garantie sur la provenance des produits qu’ils consomment.
  • 91% de la nourriture consommée en Île-de-France est importée. Les Franciliens ont des besoins réels en agriculture Bio de proximité. Lors des dernières intempéries chacun a pu constater qu’en trois jours, il n’y avait plus de produits frais dans les magasins et qu’il aura fallu plus d’une semaine pour  revenir à la normale. Il est souhaitable de restaurer les circuits courts de distribution pour des produits alimentaires de qualité.

Les enjeux conjoints d’une agriculture biologique et de proximité en île de France répondent à des attentes de la société et s’inscrivent dans les engagements nationaux en faveur de l’économie circulaire et de la lutte contre le changement climatique.

Cependant convertir une exploitation à l’agriculture biologique se heurte aussi à des obstacles pratiques. Durant les  trois premières années,  les surfaces converties n’ont pas encore la certification, l’exploitant supporte les coûts sans recevoir les revenus en contrepartie.

Un autre obstacle puissant est le vieillissement de la population agricole : en 2013, 80% des exploitants franciliens avaient plus de 40ans. Nombreux sont ceux qui partiront à la retraite dans les 20 prochaines années, une situation qui n’encourage pas à prendre de risques. Et pour ceux qui leur succéderont, sans soutien publicil sera très difficile  de supporter la charge écrasante de la reprise d’exploitation et les 3 années de conversion au bio.

La profession agricole doit être accompagnée. C’est pourquoi les instances publiques locales doivent mobiliser leurs ressources pour répondre à ce double défi qui constitue un enjeu de territoire : changement générationnel et changement de mode de production agricole.

A plus forte raison, il serait incompréhensible qu’elles passent à côté d’une opportunité comme celle qu’offre la cessation d’activité de L’INRA sur la ferme de Bressonvilliers en Essonne,  dans le cadre de sa réorganisation régionale.

Depuis la cessation d’activité, les « étables » sont désertées

Depuis la cessation d’activité, les « étables » sont désertées

L’INRA renonce  au physiopôle (recherches transgéniques sur le bétail) libère ainsi 250 ha de terres agricoles qui, si elles n’étaient pas cultivées sous le label agriculture biologique, utilisaient cependant moins d’intrants phytosanitaires que l’agriculture traditionnelle, pour des raisons liées aux protocoles expérimentaux.

Ce renoncement de l’INRA ne doit pas conduire à une urbanisation supplémentaire et doit au contraire offrir l’opportunité exceptionnelle d’accueillir de nouvelles exploitations d’agriculture biologique,d’autant qu’à proximité, le pôle agrobiologique,  piloté par Fermes d’avenir sur 53 hectares laisse augurer des synergies.

250 hectares constituent une surface suffisante pour une utilisation économiquement viable.

ENE demande aux deux agglomérations et aux communes concernées (qui devraient logiquement recevoir en gestion ces emprises) de  conserver en totalité, la vocation exclusivement agricole de ces terrains et de travailler en concertation avec  les acteurs de la profession pour bâtir un projet d’agriculture biologique ambitieux, cohérent, structurant pour le Cœur D’Essonne et pour le Val d’Essonne et s’insérant dans une perspective d’économie circulaire.

Les ressources du Pacte Agricole Régional doivent être mobilisées.

Les 270 ha disponibles aujourd’hui présentent des avantages évidents, notamment :

  • Il s’agit d’un territoire homogène de terrains contigus, suffisamment vaste.
  • On dispose déjà de bâtiments importants à vocation agricoles
  • Les collectivités ont la maitrise du foncier, ce qui peut faciliter l’installation de nouveaux exploitants qui ne disposerait pas d’un apport initial en capital
  • L’existence du projet Fermes d’avenir peut permettre des synergies de moyens ou de savoir-faire (même si le modèle économique est différent)
  • Le cycle de passage à l’agriculture biologique (3 ans) peut être géré en douceur en lien avec les collectivités.

Nous souhaitons rencontrer  les collectivités locales concernées par la fin d’activité de l’INRA à Bressonvilliers.

Alors passer au bio au royaume des grands céréaliers, c’est possible ?

Oui nous le pouvons et nous le devons !

Dominique Deboise


Villebon-sur-Yvette en faisait une montagne….

La conclusion de ce dossier sensible est arrivée le 9 octobre et nous pouvons nous réjouir de la décision prise. La société ECT a retiré son projet; un véritable soulagement pour les communes impactées.

Pour comprendre les enjeux, n’hésitez pas à consulter le magazine Liaison n°183 qui vient de paraître. Vous trouverez un article explicatif (rédigé avant la décision) sur le projet de Villebon-sur-Yvette et sa montagne de déchets (cf.p.22).

Bonne lecture

Jean-Pierre Moulin

A lire, à consulter….

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